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Socle commun : Pratique d’une langue vivante étrangère

Extraits

 Socle commun : extrait des textes officiels

Loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école

Article 9

Après l’article L. 122-1 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 122-1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 122-1-1. - La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société. Ce socle comprend :

« - la maîtrise de la langue française ;

« - la maîtrise des principaux éléments de mathématiques ;

« - une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ;

« - la pratique d’au moins une langue vivante étrangère ;

« - la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.

« Ces connaissances et compétences sont précisées par décret pris après avis du Haut Conseil de l’éducation.

« L’acquisition du socle commun par les élèves fait l’objet d’une évaluation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolarité.

« Le Gouvernement présente tous les trois ans au Parlement un rapport sur la manière dont les programmes prennent en compte le socle commun et sur la maîtrise de celui-ci par les élèves au cours de leur scolarité obligatoire.

« Parallèlement à l’acquisition du socle commun, d’autres enseignements sont dispensés au cours de la scolarité obligatoire. »

 2- La pratique d’une langue vivante étrangère

Il s’agit soit de la langue apprise depuis l’école primaire, soit d’une langue dont l’étude a commencé au collège.
La communication en langue étrangère suppose la capacité de comprendre, de s’exprimer et d’interpréter des pensées, des sentiments et des faits, à l’oral comme à l’écrit, dans diverses situations.
Elle implique également la connaissance et la compréhension des cultures dont la langue est le vecteur : elle permet de dépasser la vision que véhiculent les stéréotypes.
Le « cadre européen commun de référence pour les langues », conçu par le Conseil de l’Europe, constitue la référence fondamentale pour l’enseignement des langues vivantes, les apprentissages et l’évaluation des acquis.
La maîtrise du niveau A2 (niveau de l’utilisateur élémentaire) correspond au niveau requis pour le socle commun.
La maîtrise des langues vivantes s’acquiert par une pratique régulière et par l’entraînement de la mémoire.
Cinq types d’activités la rendent possible : la compréhension orale, l’expression orale, l’interaction orale, la compréhension écrite et l’expression écrite.



  ■ Connaissances


Pratiquer une langue vivante étrangère, c’est d’abord s’approprier un code linguistique : il faut connaître les formes écrites et sonores permettant de comprendre ou de produire des messages corrects et significatifs dans le contexte de la vie courante. Cela induit une connaissance du vocabulaire, de la grammaire, de la phonologie et de l’orthographe. Il s’agit donc de :

• posséder un vocabulaire suffisant pour comprendre des sujets simples ;

• connaître les règles grammaticales fondamentales (catégorie du nom, système verbal, coordination et subordination dans leur forme élémentaire) et le fonctionnement de la langue étudiée en tenant compte de ses particularités ;

• connaître les règles de prononciation ;

• maîtriser l’orthographe des mots ou expressions appris en comprenant le rapport phonie-graphie.

Pour certaines langues, l’apprentissage du système graphique constitue une priorité compte tenu de la nécessaire familiarisation avec des caractères spécifiques.



  ■ Capacités


Pratiquer une langue vivante étrangère, c’est savoir l’utiliser de façon pertinente et appropriée en fonction de la situation de communication, dans un contexte socioculturel donné.
On attend de l’élève qu’il puisse communiquer de manière simple mais efficace, dans des situations courantes de la vie quotidienne, c’est-à-dire qu’il sache :

• utiliser la langue en maîtrisant les codes de relations sociales associés à cette langue :

  • savoir utiliser des expressions courantes en suivant les usages de base (saluer, formuler des invitations, des excuses...
  • tenir compte de l’existence des différences de registre de langue, adapter son discours à la situation de communication.

• comprendre un bref propos oral : identifier le contenu d’un message, le sujet d’une discussion si l’échange est mené lentement et clairement, suivre un récit ;

• se faire comprendre, à l’oral (brève intervention ou échange court) et à l’écrit, avec suffisamment de clarté, c’est à dire être capable :

  • de prononcer correctement,
  • de relier des groupes de mots avec des connecteurs logiques,
  • de donner des informations et de s’informer,
  • d’exprimer simplement une idée, une opinion,
  • de raconter une histoire ou de décrire sommairement.

• comprendre un texte écrit court et simple.



  ■ Attitudes


L’apprentissage d’une langue étrangère développe la sensibilité aux différences et à la diversité culturelle.
Il favorise :

• le désir de communiquer avec les étrangers dans leur langue, d’écouter les médias audiovisuels et de lire un journal étranger, de voir des films en version originale ;

• l’ouverture d’esprit et la compréhension d’autres façons de penser et d’agir.


Mise à jour : 17 janvier 2007